Cinéma

Le Garçon et la Bête : un Récit Fabuleux

on
31 janvier 2016

Six mois après sa sortie au Japon, le nouveau film d’animation japonais de Mamoru Hosoda, Le Garçon et la Bête, s’invite enfin dans nos salles. Une sortie longuement attendue soulignant une nouvelle fois le talent du réalisateur des Enfants Loups et de La Traversée du Temps.

Alors que le puissant et solitaire Kamatetsu, un ours mal léché (au sens propre comme au sens figuré), peu respecté par ses semblables, cherche un nouveau disciple. Il croise le chemin du jeune Ren, un garçon au caractère bien trempé qui s’est enfui de chez lui et erre dans la rue depuis la mort de sa mère. En prenant Ren sous son aile et en choisissant de l’initier à l’art du combat, Kamatetsu s’oppose aux siens ainsi qu’aux mœurs de son monde. Malgré cela, le jeune apprenti décide de rester et de se battre pour prouver qu’il est digne de sa nouvelle terre d’adoption.

Le Garçon et la Bête expose le récit fabuleux de deux personnages que tout semble opposer à première vue, mais que le destin a choisi de d’unir. De cette rencontre fortuite nait un amour singulier, semblable à celui celui qu’éprouve un fils pour son père, un lien unique que rien ne peut rompre. La complicité homme/bête, que l’on avait déjà pu rencontrer dans le film les Enfants Loups, est ici représentée comme une légende intemporelle et merveilleuse aux séquences visuelles renversantes.

Si les thèmes de la mythologie animale, de la quête de soi-même, de l’amour transcendant  et de la lutte contre le bien et le mal sont des thèmes vus et revus, Hosoda les remet au goût du jour dans cette épopée fantastique (qui n’est pas sans rappeler les fables moralistes de la Fontaine parsemées de symbolisme). En effet, pour représenter la haine intérieure touchant seulement les êtres humains, crainte par les bêtes, Hosoda invoque la baleine Moby Dick. Toute droite sortie du roman d’Herman Melville, elle est le miroir du “Moi” intérieur, une représentation pittoresque marquant les esprits. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

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Original et follement inventif, Le Garçon et la Bête est un conte de fées atemporelle, mais aussi un merveilleux film d’apprentissage qui ravira petits et grands. Avec ce nouveau film, Mamoru Hosoda s’affirme incontestablement comme la nouvelle figure incontournable de l’animation japonaise.

Elodie Cure

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Elodie Cure
FRANCE

Blogueuse et Chroniqueuse spécialisée dans le domaine du cinéma et des séries.

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