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Big Little Lies : Une Élégante et Séduisante Minisérie

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19 avril 2017

Adaptée du bestseller de Lian Moriarty, Big Little Lies a baissé le rideau ce Lundi 2 avril sur HBO. Au total, sept épisodes relatant le destin de trois mères de famille prisent au centre d’un tragique accident ont été tournés Verdict?

Big Little Lies met en scène la vie, en apparence parfaite, de cinq femmes dans la ville côtière et huppée de Monterey en Californie. S’appuyant sur une histoire de meurtre en toile de fond qui lui sert de fils rouge, la série est rythmée par des scènes d’interrogatoires et des flashbacks sur les événements qui ont conduit à cet assassinat. Toutes ces révélations font écho aux ragots qui gangrènent depuis des années cette petite communauté aussi fortunée que sardonique.

Credit : HBO

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Souvent comparée à sa consœur Desperate Housewives, Big Little Lies n’a pourtant vraiment rien à lui envier. Celle-ci est plus fastueuse, plus sombre et surtout bien plus travaillée. Chaque épisode gagne en profondeur et creuse un peu plus la vie de ces jeunes ménagères nanties pour en dévoiler leurs visages meurtris.

Savamment écrite, la série parvient avec brio à immerger son spectateur au maximum dans la vie de ses protagonistes à mesure que l’on prend conscience du trouble intérieur qui les anime. Ainsi, il est aisé de compatir avec ces femmes à la vie loin d’être aussi impeccable que leur maquillage et garde-robes. L’argent ne protège pas de la violence conjugale, de la crise d’identité ou bien même du divorce. Ces femmes dissimulent leurs malheurs derrière les quatre murs de leurs opulentes résidences et à renfort de mensonges bien sentis.

Credit : HBO

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Les performances stellaires du trio de tête est particulièrement à mettre en relief ici. On se retrouve face à une Nicole Kidman toute en nuance et fragilité, à une Reese Witherspoon pétillante et exubérante et à Shailene Woodley, vu dans Divergente, dans la peau d’une jeune mère désorientée rattrapée par son passé. Mentions spéciales également aux seconds rôles tels que Zoë Kravitz en hippie affable, Alexander Skarsgard en pervers narcissique ou Laura Dern en businesswoman ébranlée qui apportent eux aussi leur pierre à l’édifice.

La mise en scène de Jean Marc Vallée est soignée et s’attache à mettre en exergue les drames humains subis par ces bourgeoises. La trame est quant à elle menée avec intelligence jusqu’à son paroxysme où révélations et suspens se bousculent. La fin de saison explosive et fine laisse cours à notre imagination après 45 minutes de tension extrême.

Credit : HBO

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Lorsqu’un programme n’est pas seulement addictif mais obsessif, on sait d’ores et déjà que son contrat d’entertainment est rempli à la perfection. Big Little Lies est sans conteste l’une des plus grosses réussites télévisées de ce début d’année. Saisissante, intense et piquant notre curiosité d’A à Z, elle recèle de nombreux points forts qui la propulsent à un rang enviable. La narration originale nous tient en haleine jusqu’aux dernières minutes de l’épisode 7 grâce à son casting digne des plus grands films. Le visionnage de cette série laisse une impression persistante et le sentiment d’avoir été le témoin d’émotions intenses. Que demander de plus ?

Malgré son succès inouï, et bien que très courte, Big Little Lies risque de tirer sa référence avec une seule et unique saison selon les dires de Jean Marc Vallée : « Il n’y aucune chance et aucune raison pour que nous fassions une saison 2. (…) J’adorerais retravailler avec Reese et Nicole, et toutes ces actrices, mais pas pour faire une suite. ». Cependant, rien n’a vraiment encore été confirmé pour le moment. Affaire à suivre…

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Elodie Cure
FRANCE

Blogueuse et Chroniqueuse spécialisée dans le domaine du cinéma et des séries.

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