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Osmosis : Amour Fou ou Plantage Binaire ?

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5 avril 2019

Troisième production hexagonale lancée sur Netflix après le polar Marseille et la sitcom Plan Coeur, Osmosis ne manque certainement pas d’ambitions, bien au contraire. Avec son concept innovant, les scénaristes prennent le pari fou de mêler amour et science-fiction, ce dernier étant un genre bien trop souvent éludé dans nos contrées.

À Paris, dans un futur proche, deux ingénieurs visionnaires (Paul et Esther Vanhove) mettent au point une application de rencontre d’un tout nouveau genre : Osmosis. Celle-ci permet de trouver à coup sûr l’âme soeur et de connaitre une synergie totale avec celle-ci. Toutefois, la recherche du partenaire idéal a un prix. Afin de pourvoir profiter de cette technologie unique, les clients doivent absorber des nano-robots qui donneront accès aux parties les plus intimes de leurs cerveaux, dévoilant ainsi le moindre de leurs secrets à Osmosis.

Agathe Bonitzer et Hugo Becker

Crédits : Netflix

Le casting complètement maitrisé, emmené par Hugo Becker (Baron Noir, Au service de la France) et Agathe Bonitzer (La belle et La belle) est renforcé par d’excellents second rôles. Mention spéciale pour Yuming Hey qui s’est glissé dans la peau d’un personnage non-genré envoutant et charismatique.

Adaptée d’une web-série éponyme diffusée sur Arte en 2015, Osmosis est scénarisée par Audrey Fouché, à qui on doit notamment « Les Revenants » et « Borgia. ». Autre point fort, chaque épisode possède un budget d’1 million d’euros, un beau petit pactole mis au profit d’une réalisation léchée et d’une vision futuriste de Paris à couper le souffle.

Sans nier son utilité et son potentiel, le show évoque particulièrement les dérives de la technologie où l’envers du décor n’est pas aussi glorieux que la promesse évoquée en public. Entre réactions violentes, disparitions étonnantes, problèmes de trésoreries, névroses personnelles et tentatives de piratage des opposants, le lancement de l’application s’avère bien plus compliqué que prévu.

Agathe Bonitzer

Crédits : Netflix

Cependant, si le postulat de base capte toute notre attention et attise notre curiosité, le problème réside malheureusement dans son univers chorale et la trop grande multiplication des intrigues. L’histoire se disperse et devient rapidement gangrenée par des explications confuses au détriment d’un rythme soutenue s’accordant davantage à l’idée de départ.

Murée par un désir progressiste, des idées novatrices et un potentiel énorme, Osmosis avait tout pour réussir. C’est pourtant avec une impression en demi-teinte que l’on termine cette série, hanté par le sentiment d’avoir été les témoins privilégiés de ce vortex futuriste unique aux ambitions trop voraces.

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Elodie Cure
FRANCE

Blogueuse et Chroniqueuse spécialisée dans le domaine du cinéma et des séries.

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