Cinéma

Point Break : Un Remake Insipide

on
9 février 2016

Vingt-quatre ans après la sortie de l’opus notoire de Point Break, le directeur Ericsson Core (The Fast and the Furious, Daredevil) se risque à créer un remake officiel du même nom. Les planches de surf sont dépoussiérées, les combinaisons sorties du placard et le gang de Bohdi refait surface.

Aujourd’hui, Point Break (1991) est considéré comme une réussite majeure dans le monde de la pop-culture, un film immanquable aux répliques connues de tous. C’est pourquoi, en tant que grande fan de l’original, il me fallait assister au remake lors de sa sortie.

L’intrigue principale est similaire à celle du premier : Un agent du FBI infiltre une remarquable équipe d’athlètes accro aux sports extrêmes qu’il suspecte d’être à l’origine d’une série de larcins sans précédents.

POINT BREAK

A première vue, et sans grand étonnement, le film de 1991 et celui de 2015 ont beaucoup en commun. On y retrouve les mêmes personnages (les deux principaux ainsi que les mineurs), l’attirance démesurée des sports à risques par les protagonistes, les voleurs aux masques de silicone ainsi que la scène ultime et culte, celle où Bohdi surfe vers sa propre mort.

Cependant, dans le premier Point Break, le gang de Bondi vole, non pas pour leur profit personnel, mais pour heurter le système. Le nouveau film apporte un tout nouveau motif. En effet, cette bande de drogués à l’adrénaline justifie leurs méfaits dans la tentative de mener à bien “Les 8 Ozaki”, un principe de foi spirituel.

Ça ne vous dit rien?

Ne vous inquiétez pas, toute la partie mythologique a été fabriquée de A à Z par le studio pour les besoins du film, ce qui est plutôt décevant. Selon les propres termes de l’agent Johnny Utah, “Les 8 Ozaki” tient son nom d’Ono Ozaki, un défenseur écologiste ayant défié le monde des sports extrêmes en créant une série de huit épreuves honorant les forces de la nature et ouvrant le chemin vers l’éveil spirituel. Pour Bodhi et les autres membres de son clan, ce qu’Ono Ozaki tentait réellement d’achever, était de rééquilibrer le Monde en restaurant ce qui lui avait été pris, même si cela peut impliquer une activité criminelle.

2

A l’instar de la première version, le film repose principalement sur la complexité de la relation entre Johnny Utah et Bohdi. Une sorte de bromance vouée à l’échec: l’un est agent du FBI sous couverture, l’autre un leader de malfrats.

Luke Bracey (The Best of Me, The November Man) succède à Keanu Reeves (Matrix, John Wick) avec brio, et apporte même un côté sensible et plus touchant au personnage. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour Edgar Ramirez (Joy, Zero Dark Thirty). Malgré son talent et son charisme indiscutable, il peine à nous faire oublier le très regretté Patrick Swayze qui s’était approprié ce rôle.

FOR FIRST USE IN USA TODAY - FIRST LOOK ON MAY 20, 2015 LUKE BRACEY (center) as Johnny Utah in the motion picture “POINT BREAK,” a Warner Bros. Pictures release. Credit: Reiner Bajo, Warner Bros. [Via MerlinFTP Drop]

Comme vous l’avez compris, ce nouveau film est bien loin d’égaler son ancêtre et ne sort à aucun moment des sentiers battus. Le remake n’est que superficialité avec ses cascades tapent à l’oeil, ses lieux exotiques et ses paysages à couper le souffle. Parce que que, oui, c’est bien là les des seules choses notable de cette nouvelle version de Point Break auxquelles s’additionne la bande son aux résonances épiques de Tom Holkenborg accompagnant  notre groupe de junkies de sensations fortes dans leur croisade.

Point Break (2015) est donc un vrai une coquille vide, un remake non souhaité et sans grand intérêt qui conduira sûrement les fans à leur propre breaking point(point de rupture).

TAGS

LEAVE A COMMENT

Elodie Cure
FRANCE

Blogueuse et Chroniqueuse spécialisée dans le domaine du cinéma et des séries.

News
Twitter Widget