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The Defenders : La Réunion Épique

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26 août 2017

L’attente est enfin terminée ! Vendredi dernier, Netflix dévoilait son nouveau chemin de croix : The Defenders, un cross-over à la manière des Avengers au format télévisuel de 8 épisodes dans lequel quatre héros solitaires doivent unir leurs forces. Sous la houlette du showrunner Marco Ramirez qui s’était déjà penché sur la série Daredevil, le démon aveugle de Hell’s Kitchen, la journaliste futée, le sauveur indestructible d’Harlem et le gosse de riche au poing d’acier ont fort à faire pour empêcher l’engloutissement de New York.

Depuis plus de deux ans maintenant, les super-héros Marvel affluent en nombre sur la plateforme internationale Netflix. Des personnages tels que Daredevil (Charlie Cox), Jessica Jones (Krysten Ritter), Luke Cage (Mike Colter) et Iron Fist (Finn Jones) se sont tous illustrés dans des adaptations sérielles solos liant l’héroïsme à des réflexions sur la société actuelle telles que les violences faites aux femmes (Jessica Jones) ou bien le sort de la communauté noire dans une ville comme New York (Luke Cage). Opérant tous dans des quartiers différents, ce n’était qu’une question de temps pour que nos têtes brûlées se rencontrent et s’accordent pour combattre un ennemi commun : La Main. De là nait The Defenders.

Crédit : Netflix Marvel

Si les premiers épisodes suivent un rythme de croisière, ils replacent chacun des protagonistes dans leur univers en les associant, parfois outrageusement, à une palette visuelle : le rouge pour Matt Murdock alias Daredevil, le bleu pour Jessica Jones, le jaune pour Luke Cage et le vert pour Danny Rand, l’Iron Fist. À mesure que l’intrigue principale s’installe et que la rencontre inéluctable du quatuor approche, les couleurs et les différents environnements fusionnent pour ne former qu’un seul et même tableau.

Les échanges brutaux et chorégraphiés qui nous ont ravis jusqu’à maintenant sont également de la partie. The Defenders enchaine des séquences de castagne soigneusement calibrées,  prenant en compte le style de chaque personnage en accord avec son histoire avec des scènes plus intimistes et sombres tout autant appréciables. La rythmique quant à elle ne s’essouffle guère grâce à la durée très courte de la saison.

Crédit : Netflix Marvel

Alors que l’essence des personnages principaux est particulièrement bien préservée, créant ainsi une certaine dynamique et des échanges piquants, le pétulant Danny Rand reste le maillon faible de l’équipe. Tout aussi insipide et agaçant que dans sa série, il est à la limite du supportable tant son attitude est immature et rasoir.

Aux côtés de ces sauveurs, leurs alliées et amis respectifs sont aussi présents. Néanmoins, si Colleen (Jessica Henwick) et Claire (Rosario Dawson) sont au cœur de l’intrigue, les autres occupent une part bien trop inégale dans le scénario. On aurait apprécié qu’ils participent plus activement eux-aussi.

Les vilains également ne sont pas en reste. En effet, la série lève le voile sur les origines de la Main et apporte une attention particulière à celle qui a toujours tiré les ficelles. Interprétée à la perfection par Sigourney Weaver, actrice de trempe, Alexandra est insaisissable et fascinante, captivant toute l’attention à elle seule.

Crédit : Netflix Marvel

Tout comme les adaptations solos sorties auparavant, The Defenders offre un regard rafraîchissant et engageant sur le genre super-héroïque. Il ne s’agit pas là de justiciers omnipotents et invincibles. Chacun d’entre eux possèdent des faiblesses et un passé tortueux, mais ils sont tous mûrés par l’envie de maintenir la sécurité de leur ville peu importe ce qu’il leur en coûte.

L’énergie inhérente des shows fondateurs est respectée au maximum pour un rendu ultra-réaliste. Sans aucun doute, The Defenders saura convaincre un large public malgré quelques défauts et une certaine absence d’originalité (twist final en l’occurrence). Les producteurs aguerris jouent la carte de la sûreté en reprenant une recette qui marche. Mais il manque tout de même ce petit quelque chose, cette prise de risque qui aurait rendue la série aussi surprenante et audacieuse que l’avait été la seconde saison de Daredevil il y a quelques mois.

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Elodie Cure
FRANCE

Blogueuse et Chroniqueuse spécialisée dans le domaine du cinéma et des séries.

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